Si vous voulez gardez un œil sur la vie politique, il y a de fortes chances que vous utilisez votre smartphone et les médias sociaux. Les téléphones mobiles et les plates-formes de médias sociaux comme Facebook, Twitter et Google+ jouent un rôle de plus en plus important dans la façon dont les électeurs s’informent régulièrement. D’après le rapport d’enquête menée sous la direction de Princeton Survey Research Associates International :

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La proportion des Américains qui utilisent leurs téléphones mobiles pour suivre les nouvelles politiques est de 28% des électeurs inscrits, contre 13% en 2010. En outre, le nombre d’Américains qui suivent les candidats ou d’autres personnalités politiques sur les médias sociaux a également fortement augmenté: 16% des électeurs inscrits, contre 6% en 2010.

La croissance a été particulièrement marquée chez les 30-49 ans. Environ 40% des électeurs de 30-49 ans utilisent leur smartphone pour suivre la vie politique cette année (contre 15% en 2010) et 21% suivent des personnalités politiques sur les médias sociaux (contre seulement 6% en 2010). Les électeurs de ce groupe d’âge prennent maintenant part à chacun de ces comportements à des taux presque identique au 18-29 ans.

Les américains qui suivent les personnalités politiques sur les médias sociaux ont également tendance à être très engagés avec les différents aspects de la campagne électorale traditionnelle. Entre autres, ils sont plus susceptibles que les électeurs qui ne suivent pas des personnalités politiques via les médias sociaux pour donner de leur temps à un candidat ou à une campagne (11% contre 4%); d’apporter une contribution de campagne (21% contre 11%); pour assister à un événement de campagne (13% contre 6%); et à encourager leurs amis à soutenir un candidat ou une question sur les sondages (62% contre 39%). Ces électeurs participent donc activement à diverses activités de campagne traditionnelles: à faire du bénévolat, des dons d’argent et à encourager les autres à sortir et soutenir leurs candidats préférés.

Un nombre croissant d’Américains suivent des personnalités politiques sur les médias sociaux afin d’être les premiers à entendre parler de la nouvelles politique du jour !!

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Lorsqu’ils ont été interrogés sur les raisons pour lesquelles ils pouvaient suivre des personnalités politiques sur les médias sociaux, Les américains répondent :

  • 41% disent que se renseigner sur les nouvelles politiques avant les autres est la «raison majeure» pour qu’ils suivent les personnalités politiques sur les médias sociaux. En 2010, seulement 22% ont dit que cela était une raison majeure.
  • 35% disent que se sentir plus connecté personnellement aux candidats ou aux partis politiques est une «raison majeure» pour qu’ils suivent des personnalités politiques sur les médias sociaux. Ceci est inchangé par rapport au 36% qui ont cité cela comme un facteur majeur en 2010.
  • 26% disent que l’obtention d’informations plus fiables que ce qui est disponible à travers la presse traditionnels (filtrée ou retraitée) est une «raison majeure» pour qu’ils suivent les personnalités politiques sur les médias sociaux. Ceci est également statistiquement indiscernable des 21% qui ont cité cela comme un facteur majeur en 2010.

 

Parallèlement à ces changements dans les raisons de suivre des personnalités politiques sur les médias sociaux, il a également eu un léger changement dans la façon dont ils jugent la pertinence du contenu politique. Environ 78% des Américains qui suivent les personnalités politiques sur les médias sociaux disent que le contenu publié à travers les médias sociaux est intéressant et pertinent. Lorsque cette question a été posé en 2010, 67% ont dit que cette information était intéressante et pertinente, tandis que 32% ont dit que cela n’était ni intéressant, ni pertinent.

L’analyse présentée dans cet article est basé sur le rapport d’enquête menée, sous la direction de Princeton Survey Research Associates International, grâce à des entrevues téléphoniques réalisées entre le 15 et le 20 Octobre 2014 auprès d’un échantillon Américain de 2003 adultes âgés de 18 ans ou plus, vivant dans les 50 États américains et le District de Columbia.

La situation est certainement très semblable en France, et bientôt nous y consacrerons un article.