Flash est une technologie utilisée pour créer des applications web, des jeux vidéo… Cette technologie était très à la mode dans les années 2000 car elle permettait d’avoir un site internet original, se démarquant des autres. Cependant cette technologie est dépassée et nous vous déconseillons de vous lancer dans un nouveau projet web en utilisant Flash. Mais si votre site actuel est Full Flash, pensez à le refaire, même Adobe Macromédia l’a fait !
Voici quelques-uns des inconvénients des sites en Flash, tous loin d’être négligeables :

1. Obscur aux moteurs de recherche :

Généralement, un site ‘Flash’ se présente sous la forme d’une page HTML contenant un titre, une description, quelques mots clés et la référence au site lui-même qui est constituée d’un ou de plusieurs fichiers ‘swf’ (swif), contenant l’ensemble des éléments graphiques, des images, des textes, des animations ainsi que de la navigation. Lorsque les robots des moteurs de recherche passent sur cette page qui constitue le point d’entrée du site, ils ne perçoivent que le titre, la description et les mots clés (meta tags, sachant que google ne prend plus en charge les mots clés indiqués dans cette balise). Le contenu même du site étant encapsulé dans le ou les documents swf n’est pas intelligible aux engins de recherche et n’est donc pas reflété dans leurs bases de données. Ainsi, pour un moteur de recherche Internet, le contenu d’un site en Flash n’existe tout simplement pas. Si vous aviez quelque chose d’important à dire, avec Flash, c’est loupé : ce contenu n’existe tout simplement pas pour les moteurs de recherche qui ignorent ce qui est en Flash.

2. Il faut avoir un Flash Player (version compatible) :

Si l’internaute arrive à trouver le site, encore faut-il qu’il soit équipé du plugin, « Flash Player », qui plus est dans une version compatible, ce qui n’est pas évident et l’oblige à passer une étape supplémentaire qui est un téléchargement fastidieux, avant de pouvoir accéder au contenu qu’on lui propose. Et ça devient encore plus compliqué aujourd’hui quand on sait qu’on dispose d’uniquement 8 secondes pour capter l’attention d’un visiteur et le convaincre de rester sur le site.

3. Défilement déficient :

Contrairement à une page HTML dont la longueur peut varier et éventuellement dépasser la hauteur de la fenêtre du navigateur afin d’accommoder le contenu, un site en Flash doit être présenté dans un cadre fixe, généralement plus petit que la hauteur typiquement disponible à l’écran.

4. Utilisation limitée de la mémoire cache du navigateur :

Une page Web est constituée d’un document HTML contenant le texte et la mise en page, ainsi que divers éléments graphiques, photographies ou documents multimédias qui sont chacun traités individuellement par la mémoire cache du navigateur. Lorsque l’un de ces éléments se trouve modifié dans le site, il sera le seul à être rechargé depuis le serveur lors de la prochaine visite. Dans le cas d’un site en Flash, c’est toute la page ou plus probablement toute une portion du site qui devra être rechargée si une seule virgule se trouve modifiée.

5. Pas de contrôle sur la taille du texte à l’affichage :

Parmi les fonctionnalités offertes par les navigateurs, on retrouve celle permettant d’augmenter ou de réduire la taille du texte dans son ensemble. Cette fonction est inopérante sur un site en Flash.

6. Pas de changement de couleur des hyperliens après visite :

Aide précieuse à la navigation, accessible dès l’apparition des premiers navigateurs, le changement de couleur d’un hyperlien après visite de celui-ci est également perdu et ne constitue pas une fonction facile à reprogrammer.

7. Charge excessive de l’ordinateur client :

Les fonctionnalités offertes par Flash en matière d’animation vectorielle et de présentation en général ne sont pas sans impact sur l’ordinateur du visiteur. Généralement, les sites Flash tendent à ‘charger’ davantage celui-ci en consommant plus de ressources mémoire et processeur.

8. Pas de statistiques sur l’utilisation interne du site :

La plupart des serveurs Internet permettant de tirer des statistiques d’utilisation d’un site page par page, voire d’une façon plus détaillée. Dans le cas d’un site en Flash, seuls les documents swf sont pris en compte et non leur structure interne.

9. Cookies non standard :

Macromedia introduit des ‘objets partagés’ (Shared Objects) qui jouent le même rôle que les cookies mais qui ne sont pas accessibles à d’autres applications que Flash.

10. Pas de feuilles de style :

Les feuilles de style permettent de rationaliser la production d’un site HTML en regroupant les directives de présentation dans un ou plusieurs documents partagés par l’ensemble des pages.

11. C’est beau, mais c’est creux :

Aussi beau soit-il, l’utilisation d’un site en Flash reste limitée car le navigateur peut pas accéder au contenu en Flash. Pour votre navigateur, c’est comme si le contenu n’existait pas ! On ne peut pas faire de recherche textuelle dans la page, ni en effectuer une traduction automatique. Le contenu n’est pas exploitable : pas de copié-collé possible ni de sauvegarde des images, impression difficile, menu associé au clic droit inopérant ou différent, etc.
Le design et l’esthétique qui sont donc un outil pour garder le visiteur le plus longtemps possible sur votre site, et optimiser son expérience, deviennent dans le cas d’un site Flash une véritable limitation a cette expérience de navigation…

12. Enfin, un site en flash est une réalisation à usage unique :

Il est particulièrement difficile de modifier et mettre à jour : il faut faire appel au flasheur pour la moindre coquille. Il est aujourd’hui relativement facile de trouver dans un site une page devant être modifiée, de l’ouvrir dans l’éditeur HTML de son choix (ou Notepad, si vous connaissez HTML), d’en modifier le texte par exemple et de sauvegarder la page.
La même opération dans un site en Flash peut rapidement tourner au cauchemar. D’abord, il faut posséder Flash. Mais quelle version? Ensuite, vous devez disposer de la dernière version des fichiers originaux (.fla) qui ont servi à produire les documents swf présents dans le site. La modification du contenu risque enfin de compromettre la mise en page originale, limitée au cadre du document, et d’entraîner la nécessité de prévoir une barre de défilement là où il n’y en avait pas… Après quoi il ne reste plus qu’à sauvegarder ou plutôt à exporter le document en Shockwave Flash pour produire le nouveau swf, sans se tromper parmi les multiples options disponibles. Ces considérations mènent souvent à l’abandon pur et simple du site après un usage finalement unique.

Conclusion

Nombre des inconvénients mentionnés ci-dessus peuvent être perçus comme des détails. En fait, ces fonctionnalités de base qu’offrent HTML sont tellement bien intégrées à nos habitudes d’utilisation d’Internet aussi bien sur ordinateur que sur tablette ou mobile, qu’elles sont en fait considérées à juste titre comme acquises par la plupart des utilisateurs. Se couper des outils de recherche, de la possibilité de traduire a la volée une page, se départir de la capacité de copier un bout de texte, de garder un signet sur une page ou encore de l’imprimer constitue un retour en arrière sur des acquis essentiels, que les apports de Flash peuvent difficilement justifier.
La solution est pourtant connue. Macromedia donne d’ailleurs l’exemple avec son propre site www.adobe.com qui est construit en HTML et n’inclut des documents Flash que lorsque nécessaire et approprié.
Pour ce qu’est du design, et des Tendances Webdesign 2016, on parle plus de Responsive Design, du Flat Design, du One Page, du Parrallax,… et l’utilisation des sliders, en HTML5 + CSS3, qui remplace ce qui était développé en Flash. L’avantage étant que la compatibilité de ces technologies permet un affichage optimisé des animations sur l’ensemble des supports, systèmes d’exploitation et navigateurs.